Territoires et protections

Ce vendredi marque le premier anniversaire de la révolte contre l’ancien
dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Aucun programme officiel n’a été prévu,
mais des célébrations spontanées ont lieu à divers endroits du pays.

Qui n’est jamais resté en plan face à un agrégateur de contenus analogiques ou kiosque à journaux ? Ne sachant où porter son regard tant les titres se ressemblent, au gré des campagnes présidentielles et autres événements internationaux ! C’est le sentiment qui progressivement nous envahit lorsque nous naviguons au-dessus du site Imaginary Landscape de Sylvie Ungauer. Son interprétation contemporaine du kiosque à journaux est à la mesure du monde. D’un monde qui sans cesse se rétrécit, de Google Earth à Google Map. En quête d’informations, on survole la terre allant d’une actualité à son territoire. Au-dessus du Moyen Orient, on pense aux Shadow Sites de Jananne Al-Ani, tout en ignorant ce que sont les traces au sol qui défilent sous nos yeux. C’est en réaction à une actualité soudanaise que Sylvie Ungauer a commencé à designer des bunkers pour coiffer des femmes. Habituée aux fortifications du mur de l’Atlantique puisque vivant à Brest, elle compare les blocs de béton armés conçus par Albert Speer au niqab que portent les femmes dans quelques pays du Moyen Orient. Y voyant, dans les deux cas, un moyen de se protéger comme de résister. Sur son blog, on découvre les étapes de fabrication de ses étranges chapeaux forteresses pour dame. Les ossatures, en fil de fer, sont semblables aux multiples représentations du couvre chef préféré de Paulo Uccello, le Mazzocchio. Et quant au feutre qui les recouvre, c’est celui-là même qui, dit-on, sauva un jeune pilote de la Luftwaffe nommé Joseph Beuys !

Commentaire : Le “pseudonyme” a été changé.

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Tour du monde des archivages

Gwenola Wagon, Globodrome, 2009-2011.

Il est 20h45, le 21 décembre 1872, quand Phileas Fogg et Jean Passepartout entament un tour du monde qui ne devrait pas dépasser 80 jours. On imagine aisément Jules Verne, auteur de ce voyage extraordinaire, entouré de cartes géographiques, d’images en tout genre et de revues scientifiques entre autres ouvrages. Gwenola Wagon, quant à elle, est entourée d’écrans lorsqu’elle entreprend, en 2009, de refaire ce même voyage au-dessus du “Globe Virtuel” de Google Earth. Elle active alors l’affichage de toutes les métadonnées que propose le service en ligne, errant ainsi d’une photographie déposée par un internaute sur Panoramio à une vidéo disponible sur Youtube. Passant alternativement de l’application Earth à celle de Street View, elle se perd sur Wikipedia lorsqu’elle y est invitée. Partie de Londres, sans quitter ses écrans, elle y retournera quand le voyage se terminera. Mais l’artiste, au fil du temps, documente son voyage sur les traces de Jules Vernes au travers de médias déposés par autant d’inconnus via le blog qu’elle nomme ”Globodrome”. Ainsi, nous pouvons suivre son périple en ligne, enfin jusqu’à Chicagoland, car la fin du voyage n’est disponible que sur papier via le service de print on demand LuLu. Après quelques clics, ou quelques pages, le voyage prend forme et il ne fait plus aucun doute : Gwenola y a été, de quelque manière que ce soit, tout comme Phileas Fogg s’est déplacé en usant de multiples moyens de transport. Mais combien de tours du Monde virtuels a-t-elle effectués, si l’on considère les trajets parcourus par toutes les métadonnées consultées depuis leurs serveurs respectifs, et à quelle vitesse ?

Commentaire : Ce blog a été initié il y a un an, précisément.

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Une œuvre non intentionnelle

Reynald Drouhin, IP Monochrome (détail), 2006.

La place du spectateur, quant à l’œuvre, n’a cessé d’évoluer au fil des siècles. Et les technologies du numérique, récemment, ont accéléré le processus. Les pratiques se font de plus en plus collectives et les expériences résolument participatives. Les créations qu’Aram Bartholl documentés sur son site ont été réalisées durant des workshops, alors que le titre du dernier catalogue de Lawrence Malstaf est des plus explicite : « Exhibiting the visitor » ! Mais qu’en est-il de ces œuvres que l’on participerait à concevoir non intentionnellement. ”IP Monochrome”, de Reynald Drouhin, compte parmi celles-ci car se rendre à l’url incident.net/works/ipm revient à créer l’aplat de couleur qui correspond à son adresse IP, sans même s’en apercevoir. Et le dispositif est massivement collaboratif puisqu’il a, depuis 2006, accumulé plus d’un million six cent mille monochromes. Les pastilles colorées, qui témoignent d’autant d’expériences et sont assemblées en d’innombrables nuanciers se succédant, portent les adresses de leurs auteurs, ou de leurs machines. Nous collectionnons ainsi nos monochromes virtuels, à défaut de posséder des peintures d’Yves Klein. Et leur assemblage, en matrice, n’est pas sans évoquer un autre artiste de la couleur pure : Gerhard Richter. Toutefois, force est de reconnaître que ce sont nos machines, se connectant entre elles selon d’obscures protocoles, qui décident des teintes, saturations et luminosités de nos participations, sans même nous solliciter, car elles s’attribuent elles-mêmes les adresses témoignant de nos positions sur la toile, dans le virtuel.

Commentaire : l’extension Google Analytics a été installée et activée.

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Disque Dur Papier

David Guez, Disque Dur Papier_La Bible, (détail) 2011.

Qu’adviendrait-il de nos données personnelles, de nos archives professionnelles, dans l’hypothèse de l’explosion d’une bombe à impulsion électromagnétique au-dessus de nos têtes ? C’est en 2007 que David Guez apporte une étrange solution à une possible catastrophe. Quand Annick Rivoire sollicite cet artiste numérique pour réaliser une création imprimable ! Celui-ci propose alors aux utilisateurs de Poptronics d’imprimer leurs données numériques quelles qu’elles soient sur des feuilles de papier. L’artiste a en effet conçu l’application qui permet de convertir tout type de fichier, texte, son ou image en code informatique que n’importe quelle machine saurait reconvertir en média. Et c’est par souci de miniaturisation, si chère à l’industrie, que le code apparaît sous la forme d’un nuage de niveaux de gris sur lequel il convient de zoomer à plusieurs reprises pour enfin reconnaître quelques caractères. « J’aime utiliser des formats numériques anciens de quelques décennies comme l’ASCII (American Standard Code for Information Interchange) ou le JPEG (Joint Photographic Experts Group) en me disant qu’il resteront lisibles dans les décennies à venir », nous dit-il. Plus récemment, il a imprimé la Bible, l’ancien et le nouveau testament, sur une feuille de papier ne dépassant pas les 320 x 240 mm. Et c’est à Plateforme que l’on pouvait aussi observer un extrait de Wikipedia imprimé en Arial blanc, corps 1, sur un triptyque noir de grande taille ayant visuellement l’allure d’une série de Roman Opalka. David Guez va jusqu’à imaginer le découpage de Wikipedia en des millions de pages imprimées que chacun de nous devrions préserver. Le projet s’intitule Humanpedia et induit l’utilisation du réseau Internet dans l’éventualité de sa disparition !

Commentaire : la hauteur de l’image d’en tête a été changée.

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White Box

Purform, White Box, 2010.

C’est dans la black box de la Gaîté Lyrique, le vendredi 7 octobre dernier, que les membres du duo Purform ont installé leur dispositif performatif intitulé White Box. Alain Thibault et Yan Breuleux, comme à leur habitude, se font face quand un regard leur suffit pour plonger l’espace intérieur de la grande salle dans l’obscurité afin de n’en illuminer que les quatre parois verticales. Puis, dans l’image comme dans le son, tout nous apparaît instable, comme dans la permanence d’un entre deux. Et peu importe de savoir qui contrôle l’image ou qui fait le son quand il est question de correspondance plutôt que de synchronisation. Car aux grilles qui se confondent devant nous, comme derrière nous, correspondent les moirages qui caressent nos tympans. Quant aux milliards de particules soulignant l’extrême instabilité de l’univers installé par les deux performeurs, ils se prolongent dans des sonorités que le public découvre avec pour seule certitude celle de ne jamais les avoir entendus. Tout n’est que souplesse et élasticité dans cet espace lumineux littéralement courbé par les artistes. Etrangement, la majestueuse black box de la Gaîté Lyrique est devenue blanche, aussi on voit ceux qui nous entourent, les yeux rivés sur l’image. Ils ont la posture de ceux qui, dans la stupeur, découvrent un nouveau langage durant la “Rencontre d’un troisième type”, un langage exprimé par le son et l’image. En modulant les sons et les images entre la perfection de sinusoïdales et la rugosité de synthèses granulaires, entre l’ordre de la grille et le chaos des particules, Alain Thibault et Yan Breuleux ne seraient-ils pas tout simplement à la recherche d’un nouveau langage ?

Purform, White Box, 2010.

Commentaire : non je fais pas œuvre en “auto archivant” un nouvel article dédié à la performance audiovisuelle sur blogarchive.fr et oui c’est décidé : ce blog constituera la partie “actualité” mediaartdesign.net.

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Au delà de l’art, des technologies

Ahmed Basiony, 30 Days of Running in Place, source famille d’Ahmed Basiony.

Tous, nous sommes naturellement doués d’empathie sauf, peut-être, les dictateurs historiques et autres bourreaux contemporains qui figurent dans l’une des listes intitulées “Motherfuckers never die” que Jota Castro rédigea en 2003. Et l’extrême froideur du visage d’Adolf Hitler, lorsqu’il est représenté par Maruizio Cattelan, témoigne en effet d’une telle incapacité. Mais il est, pour nous autres, tout aussi impossible en cette 54e Biennale de Venise de ne pas avoir d’empathie pour l’artiste exposé au sein du pavillon égyptien. Il se nomme Ahmed Basiony et nous le découvrons au travers d’une performance antérieure, documentée par quelques séquences vidéo projetées. Datant de 2010, elle s’intitule “30 Days of Running in Place” car l’artiste, pendant trente jours, a couru sur la place, doublement isolé du monde extérieur, tant par les parois délimitant l’espace de l’œuvre que par celles de sa combinaison le recouvrant intégralement d’un plastique transparent. Durant une heure, chaque jour, cet artiste qui n’a cessé de promouvoir le potentiel créatif des outils Open Sources dans son pays, a couru. C’était au Caire, à côté du Palais des Arts. Les capteurs dont il s’était équipé transmettaient des data physiologiques qu’une application, en temps réel, visualisait par l’image. Et peu nous importe de savoir si ces données éminemment personnelles ont été archivées ou non car la création In Situ, généralement, induit l’éphémère. Mais cette performance, à elle seule, aurait-elle suffi à déclencher tant d’empathie si elle n’avait été accompagnée par d’autres images vidéo relatant le soulèvement d’un peuple quelque temps auparavant, Square Tahrir, là précisément où Ahmed Basiony a été tué par un sniper à l’âge de 33 ans. L’histoire, ici, l’emporte sur l’art, les technologies et le dernier texte que l’artiste a posté sur sa page Facebook nous rappelle qu’il faut savoir dire “non”. Celui-ci s’adressait aux jeunes comme aux moins jeunes en rappelant que c’était peut-être leur « dernière chance » de changer un régime qui n’avait que trop duré. Et la liste de Jota Castro de continuer à s’allonger.

Commentaire : cet article répond à une question posée par Le Cube et voilà que ce blog initié à l’occasion d’une recherche pourrait bien accueillir, donc archiver, les actualités du tout nouveau site mediaartdesign.net.

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Matérialiser l’échange

Aram Bartholl, “Dead Drop”, 2010.

On parle aujourd’hui de Cloud Computing lorsque l’on veut symboliser la migration des applications, après celle des contenus, vers le réseau Internet, dans “l’éther”. La métaphore est séduisante mais elle ne doit pas nous faire oublier que les Data Centers regorgeant de serveurs, entre autres composants électroniques, sont aussi de grands consommateurs d’énergie. Alors il y est des artistes qui, comme Aram Bartholl, œuvrent à la “rematérialisation” de notre monde virtuel. Celui-ci est à l’initiative d’un tout nouveau réseau anonyme d’échange de fichiers point à point, dans l’espace public. Il explique, sur le site deaddrops.com, comment encastrer des clefs USB dans les anfractuosités des murs de nos cités. Des supports de stockage mis à disposition de tous, pour que chacun d’entre nous puisse “archiver” ce que bon lui semble, sans se soucier des lois interdisant l’échange d’œuvres de l’éprit. Alors il suffit de connecter son ordinateur au mur pour télécharger des fichiers contenant textes, images ou sons. Mais attention lors de l’éjection du portable de la paroi ! Cette pratique est aussi utilisée par les espions, nous dit-on. Qui en effet ne se souvient pas d’un film où les protagonistes s’échangent des données, dans l’espace public, sans même se rencontrer ? La différence, avec le réseau d’Aram, réside dans le fait que les “cachettes” sont connues de tous puisque que répertoriées sur le site deaddrops.com. Il en est peut-être une tout près de chez vous, la vôtre !

Commentaire : La version PHP du serveur interdit toute mise à jour de WordPress.

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Interruption momentanée

Julie Morel, “Sweet Dream”, 2007.

Nous voilà à mi-parcours de cette recherche, aussi il est trop tard pour se poser la question de son éventuelle pertinence comme celle de son extrême précision. Même lorsque l’on sait la dangerosité inhérente aux sujets de recherche par trop précis, quand les cas d’exemple viennent à manquer. A moins que ce ne soit seulement la hantise qu’ils ne raréfient. Alors il est temps d’interrompre momentanément cette recherche, juste le temps d’une “respiration”. Il est temps pour moi de me laisser interrompre par une œuvre qui me hante par la justesse de son propos, et peut-être aussi parce que je ne l’ai jamais expérimenté, ne pouvant par conséquent que la fantasmer. Intitulée “Sweet Dream”, elle permettait à tout spectateur distant d’interrompre Julie Morel, la conceptrice de l’œuvre comme celle de l’exposition “My life is an interactive fiction”. La pertinence du titre de l’événement n’a pas échappé à Grégory Chatonsky qui se l’ai approprié pour en faire œuvre à son tour. Mais revenons à “Sweet Dream”. Nous sommes en 2008, à Toulouse, quand la partie visible de l’installation se résume à la présence, sur un mur, des touches “Sleep” et “Wake Up” provenant d’un clavier. A elles seules, elles symbolisent parfaitement la façon dont nous nous projetons dans nos machines car nous les imaginons toujours plus “humaines” qu’elles ne le sont en réalité. Dans la galerie Duplex, une simple pression sur l’une de ces touches – mais laquelle puisqu’il y a deux alternatives ? – et c’est la lumière qui s’allume ou s’étend chez Julie. Ou comment définir l’interactivité avec autant de précision, de justesse ? Sans omettre l’extrême poésie du titre de l’exposition qui ne fait que renforcer le propos d’une telle installation m’en évoquant une autre, plus ancienne. Celle que Yaacov Agam, réalisée en 1967 : “Fiat Lux”. Quand claquer dans ses mains provoque l’allumage d’une ampoule tout ce qu’il y a de plus ordinaire. « Et que la lumière soit » !

Commentaire : les extensions Akismet et Hello Dolly ont été supprimées.

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La chance d’exister

Christian Boltanski, “Chance”, 2011.

Nous sommes en juin, une année impaire, aussi c’est à Venise qu’il faut être là où, par “Chance”, on pourrait croiser Christian Boltanski. Car ce dernier a investi le pavillon français, dans les Giardini, avec une série d’installations dont celle intitulée “Dernières nouvelles des humains”. Un compteur à affichage digital de grande taille annonce, en vert, les naissances pendant qu’un autre, en rouge, compte les morts. Or le fait qu’il y ait, en moyenne, « 200 000 enfants qui naissent de plus que d’humains qui meurent » suffit à rassurer l’artiste, à le rendre optimiste, lui qui ne l’a pas toujours été. Mais ces deux valeurs qui sont remises à zéro quotidiennement, à minuit, nous rappellent aussi la vanité de nos existences qui pourraient être résumées par quelques bases de données ou registres. Il y a, tout d’abord, celui des naissances que nous avons intégré par nos parents et enfin celui des décès que nos enfants renseigneront. Plus tard, beaucoup plus tard, nos vies ne se résumeront donc qu’à quelques entrées et sorties dans ce que l’on nomme les archives départementales, là où il suffit tout simplement d’avoir “été” pour être. Et c’est une sonnerie, dans le pavillon français, qui symbolise le hasard. Quand le visage d’un nouveau né apparaît à l’écran, c’est qu’il a été choisi et que sa destinée sera tout autre.

Commentaire : la feuille de style de l’éditeur visuel a été modifiée.

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Les neuf yeux de Google

Jon Rafman, “Nine Eyes of Google Street View”, 2009.

Il ne fait désormais aucun doute sur le fait que la plus grande des archives photographiques n’est autre que celle initiée par Google il y a quelques années. Combien de rues, de boulevards et d’avenues, depuis 2007, ont ainsi intégré la gigantesque base de données de Maps ? Nous sommes d’ailleurs nombreux à avoir été pris en flagrant délit d’existence par l’un des véhicules de ce dispositif planétaire qui accepte encore de flouter nos visages pour protéger nos vies privées. Mais cela ne suffit pas pour les plus audacieux des sujets photographiques qui tendent un doigt ou baissent leur pantalon. Avec de tels gestes, c’est leur désapprobation qu’ils archivent eux-mêmes. De son côté, l’artiste John Rafman collecte les plus surprenants des clichés capturés par les neuf objectifs des appareils qui sillonnent le monde pour les mettre sur son site intitulé “9-eyes.com”. La photographie de rue, considérée comme un genre à part entière, peut devenir un puissant outil de surveillance. C’est à Berlin, là précisément où les photographes de la Stasi exerçaient autrefois, qu’Aram Bartholl s’est récemment associé aux membres du collectif Free Art & Technology pour donner les allures d’un véhicule de Google à une banale voiture de location. L’artiste allemand, au volant de son “Fake Google Street View Car”, a cumulé les infractions au code de la route tout en demandant son chemin aux passants médusés. On rapporte même sur quelques blogs outre-Atlantique que cette performance artistique est prise très au sérieux par ceux qui conseillent aux salariés du géant américain de corriger leur attitude en Europe !

Commentaire : le nombre d’articles récents à afficher a été porté à 50.

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